Qui sommes nous ?

L’Église Protestante Unie de France et l’Église évangélique luthérienne de France ont décidé de s’’unir en une seule Église : l’Église protestante unie de France. Cette union est devenue effective en 2013. Pourquoi cette dynamique d’union ?

En Jésus-Christ, nous sommes déjà unis.

  • Unis à tous les chrétiens, par la foi qui nous est donnée.
  • Unis à tous les protestants, par l’importance décisive reconnue à la grâce de Dieu, la place de la Bible, le sacerdoce universel.
  • Unis, luthériens et réformés, jusque dans la manière de vivre l’Église : il y a Église là où la parole de Dieu est annoncée, partagée, reçue, dans la prédication sous toutes ses formes, et dans le baptême et la sainte cène célébrés selon l’Évangile.

Oui, merci à Dieu. Reconnaissons-le : nous sommes déjà unis. Dès lors, nous pouvons nous réjouir de nos nuances, de nos traditions propres. Elles deviennent des richesses et non plus des obstacles. Et puisque nous sommes unis, tout en restant divers, alors pourquoi ne pas manifester cette union jusque dans nos institutions d’Église ? C’est là que réside le pari : traduire notre conviction : nous sommes unis en réalité, unissons nos Églises en maintenant notre légitime diversité.

Pasteur Joël Dautheville, président du conseil exécutif de l’Église évangélique luthérienne de France

Pasteur Laurent Schlumberger, président du conseil national de l’Église réformée de France.

En France, des communautés protestantes se forment dès 1555. Très vite elles sont confrontées à des persécutions et des massacres. En 1685, la révocation de l’Édit de Nantes par le roi Louis XIV condamne les protestants français à l’exil, aux conversions forcées, à la clandestinité ou à la révolte comme celle des camisards*.

* « CAMISARD » désigne les Cévenols, habitants des Cévennes, qui luttèrent pour la liberté religieuse. En effet, les camisards ont institué une guérilla dans les Cévennes, suite à la révocation de l’Édit de Nantes. A cette époque, le Languedoc comptait le quart des protestants français, soit environ 200 000 personnes, dont la plupart préfèrent combattre plutôt que de céder au despotisme de la monarchie. Bien souvent, leurs attaques se déroulaient de nuit et furent surnommées «camisades » L’origine du mot « camisard» est une moquerie qui porte, soit sur leurs sentiers préférés (ou cami), soit sur leur blouse paysanne appelée camisa. Une chose est sûre, ce terme de «camisard » leur fut attribué par dérision.

Cette guerre s’est étendue dans une région couvrant les départements de la Lozère, l’Ardèche, le Gard et l’Hérault . Malgré la volonté royale d’exterminer le protestantisme par tous les moyens, les fidèles de la RPR (Religion Prétendue réformée) ont résisté pour célébrer leur culte.

Le protestantisme a été officiellement interdit en France jusqu’en 1787.

Depuis la loi de séparation de l’église et de l’État de 1905, l’Église Réformée de France ainsi que tous les autres mouvements religieux,  est séparée de l’État. C’est pourquoi en France il n’y a aucun enseignement religieux dans les écoles publiques, excepté en Alsace-Moselle (loi du concordat). Les Églises ne bénéficient d’aucune subvention de l’État.

Les protestants sont aussi appelés « huguenots »

L’origine de ce mot n’est pas certaine !

  •  Ce terme viendrait de l’allemand Eidgenossen, qui signifie « confédérés ». Employé d’abord par dérision, il a commencé à se répandre vers 1559-1560.
  • le terme « huguenot », qui apparaît dès la 2e moitié du 16e siècle, semble être né en Touraine, où la population entendant parler des eyguenots sans en connaître le sens, rattacha ce mot à un certain roi Hugon qui aurait joui d’une grande popularité auprès des Réformés de Tours.
  • Le mot pourrait aussi venir de ce que les Protestants se servaient de la marmite – dite huguenote – pour faire cuire leurs viandes, en cachette, les jours de jeûne.

Les protestants sont aussi appelés  » parpaillots « 

Sobriquet donné aux protestants dès le XVIe siècle (attesté dans Rabelais en 1535). Viendrait du gascon parpailhol «papillon blanc» ou de l’occitan parpaillon « papillon ». Toutefois, son étymologie est controversée.

Qui peut devenir membre ?

L’Église Protestante Unie de France professe qu’aucune Église en particulière ne peut prétendre délimiter l’Église de Jésus Christ car Dieu seul connaît ceux qui lui appartiennent.

Elle a pour raison d’être d’annoncer au monde l’Évangile. Elle est donc ouverte à toute personne qu’elle appelle à croire en Jésus-Christ, à approfondir sa foi dans la lecture de la Bible et l’écoute de la prédication, à recevoir le baptême, s’il ne lui a pas déjà été donné et à participer à la Sainte Cène.

L’Église locale accueille comme membres, à leur demande, ceux qui reconnaissent que « Jésus-Christ est le Seigneur ». Elle invite à participer à sa vie spirituelle, cultuelle et matérielle et, à travers elle, à la mission d l’Église réformée de France, selon les convictions exprimées dans sa Déclaration de foi, en mettant au service des autres les dons qui leurs sont confiés.